Le régime cétogène consiste à apprendre ou réapprendre à son organisme à fonctionner principalement avec les graisses plutôt qu’avec le glucose. Cet exercice métabolique est aujourd’hui largement étudié et pratiqué pour ses bénéfices potentiels sur la perte de poids, la santé métabolique et le fonctionnement cérébral.
Dans la pratique la période d’adaptation n’est pas toujours simple. Beaucoup de personnes témoignent d'une baisse d’énergie, d'une sensation de fatigue, d'une augmentation de la faim ou d'envies de sucre durant les deux premières semaines.
Les bouleversements sont à la fois métaboliques et intestinaux. L’intestin doit faire avec une alimentation beaucoup plus riche en lipides.
Dans cet article vous allez découvrir que le Cordyceps, ce champignon utilisé depuis des siècles en Médecine Traditionnelle Chinoise, peut accompagner favorablement cette transition grâce à ses propriétés bien spécifiques.
Le Cordyceps, un champignon unique
Le Cordyceps est un champignon médicinal originaire des régions montagneuses d’Asie. Parmi les nombreuses molécules qu’il contient, l’une attire particulièrement l’attention des chercheurs : la cordycépine.
La cordycépine est une molécule dont la structure est très proche de celle de l'adénosine, l'un des constituants de l'ATP, la principale molécule d'énergie de nos cellules. Cette proximité explique que les chercheurs s'intéressent depuis plusieurs années à ses effets potentiels sur le métabolisme énergétique, l'appétit, la glycémie et le microbiote intestinal.
Premier défi du régime cétogène : retrouver son énergie
Lorsque l’on réduit fortement les glucides, le cerveau et les muscles doivent progressivement apprendre à utiliser davantage les acides gras et les corps cétoniques comme carburant. Cette phase de transition explique en partie la fatigue parfois ressentie durant les premiers jours.
Depuis des siècles, le Cordyceps est utilisé en Chine et dans d’autres régions d’Asie pour accompagner la récupération après une maladie ou un état d’épuisement.
Les études modernes vont en partie dans le même sens. Plusieurs travaux montrent notamment que Cordyceps militaris pourrait améliorer la tolérance à l’exercice, l’endurance et la récupération après une supplémentation de courte ou de longue durée.
Même si ces études ne portent pas spécifiquement sur des personnes suivant un régime cétogène, elles suggèrent que le Cordyceps pourrait contribuer à rendre la phase d’adaptation énergétique plus confortable.
Deuxième défi : contrôler la faim sans souffrir
Réduire les glucides peut provoquer une augmentation transitoire de l’appétit, notamment lorsque l’organisme n’est pas encore pleinement adapté à l’utilisation des graisses et des corps cétoniques.
C’est précisément sur ce point que la cordycépine suscite un intérêt croissant.
Des travaux expérimentaux suggèrent qu’elle pourrait intervenir dans les mécanismes qui régulent la prise alimentaire, la sensation de faim et la dépense énergétique.
Bien qu’il ne soit pas possible de faire des allégations directes sur de tels effets, les preuves scientifiques permettent de considérer la cordycépine comme une molécule intéressante pour la recherche sur la régulation de l’appétit et du poids corporel.
Cette action potentielle pourrait être particulièrement utile lors des premières semaines d’un régime pauvre en glucides, lorsque les envies de sucre et les fringales rendent parfois le changement alimentaire difficile à maintenir.
Une meilleure stabilité de la glycémie
L’un des objectifs d’une alimentation cétogène bien conduite est de limiter les variations importantes de la glycémie et les sécrétions excessives d’insuline.
Des fluctuations répétées du glucose sanguin peuvent favoriser la faim, la fatigue, les envies de sucre et, à long terme, participer au développement de troubles métaboliques.
Le Cordyceps est utilisé depuis plusieurs siècles en médecine traditionnelle chinoise dans le contexte des troubles métaboliques.
Les recherches modernes confirment l’intérêt de plusieurs de ses composants.
Le champignon renferme notamment des bêta-glucanes, des fibres particulières présentes dans de nombreux champignons. Elles peuvent ralentir l’absorption des glucides et influencer favorablement certaines bactéries intestinales.
La cordycépine semble également agir sur plusieurs mécanismes impliqués dans la gestion du glucose.
- Elle pourrait améliorer la sensibilité des cellules à l’insuline.
- Elle pourrait modifier l’activité de certaines enzymes hépatiques impliquées dans la production et le stockage du glucose.
- Elle pourrait contribuer à une meilleure régulation du métabolisme glucidique.
Bien qu’il ne soit pas possible de faire des allégations directes sur de tels effets, les preuves scientifiques permettent de considérer la cordycépine comme une molécule particulièrement intéressante pour la recherche sur la santé métabolique.
Cordycépine et acide urique
Des travaux expérimentaux menés chez la souris montrent qu'une supplémentation en cordycépine pourrait diminuer la formation d’acide urique.
L’acide urique est produit lors de la dégradation des purines, des composés naturellement présents dans l’organisme et dans certains aliments. Lorsqu’il s’accumule en excès, il peut favoriser la goutte, mais il est aussi fréquemment associé à l’insulinorésistance, à l’hypertension et au syndrome métabolique.
Une alimentation très riche en fructose peut notamment stimuler sa production.
Bien qu’il ne soit pas possible de faire des allégations directes sur de tels effets chez l’être humain, les preuves scientifiques permettent d’envisager une interaction intéressante entre la cordycépine, le métabolisme du glucose et celui de l’acide urique.
Un microbiote qui s’adapte lui aussi au régime cétogène
Changer radicalement son alimentation modifie inévitablement les bactéries qui vivent dans notre intestin.
Lorsque la consommation de glucides diminue et que celle des lipides augmente, les bactéries intestinales ne disposent plus des mêmes nutriments. Certaines espèces deviennent alors plus abondantes, tandis que d’autres diminuent.
Cette adaptation du microbiote n’est pas nécessairement négative. Elle dépend notamment de la qualité des graisses consommées, de l’apport en fibres, de la diversité alimentaire et de l’état métabolique initial de la personne.
Une étude expérimentale publiée dans Frontiers in Physiology a étudié l’effet de la cordycépine chez des animaux rendus obèses par une alimentation riche en graisses.
Les chercheurs ont observé que la cordycépine limitait la prise de poids et modifiait la composition du microbiote intestinal.
Elle a notamment inversé certaines modifications concernant deux grands groupes de bactéries, les Firmicutes et les Bacteroidetes, fréquemment étudiés dans le contexte de l’obésité et des troubles métaboliques.
La cordycépine n’a pas nécessairement augmenté la variété totale des bactéries intestinales. Elle a surtout modifié leur abondance relative, rapprochant le microbiote des animaux supplémentés de celui des animaux nourris avec une alimentation standard.
Pourquoi le Cordyceps est particulièrement intéressant dans un régime cétogène
Pris séparément, chacun de ces mécanismes paraît déjà intéressant.
Ensemble, ils dessinent un profil particulièrement cohérent avec les difficultés que peuvent rencontrer les personnes qui adoptent une alimentation cétogène.
Le Cordyceps est ce complément alimentaire qui peut vous permettre de :
- mieux supporter la période de transition énergétique ;
- soutenir l’endurance et la récupération ;
- limiter les sensations de faim et les envies de sucre ;
- participer à une meilleure stabilité de la glycémie ;
- accompagner les adaptations du microbiote intestinal ;
- soutenir le métabolisme lors d’une alimentation plus riche en lipides.
Ce qu’il faut retenir
Le Cordyceps, de par sa principale substance bioactive la cordycépine, est l’un des champignons les plus intéressants pour accompagner les adaptations recherchées avec le régime cétogène.
- La cordycépine réduit l'appétit, améliore la satiété et contribue à la régulation du poids corporel.
- Elle aurait également un impact sur l'équilibre du microbiote intestinal.
Une grande partie de ces résultats provient de modèles expérimentaux. Il reste donc nécessaire de confirmer leur importance chez l’être humain et de déterminer les doses efficaces.